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日志


5月26日

Grève des profs en Guyane

Face aux réformes annoncées par le ministère de l'Educ sur la réduction des effectifs de prof en Guyane (et en règle générale), les profs sont en grève depuis plus d'une semaine déjà et ceux de l'Ouest enseignant dans des communes isolées du fleuve Maroni accessibles seulement en pirogue (Apatou, Grand-Santi), et d'autres venant de Saint-Laurent-du-Maroni, Mana, et Awala-Yalimapo, se sont rendus à Cayenne pour faire part de leur mécontentement au Recteur de la Guyane, M. Wacheux et occupent donc le parking du rectorat depuis le 20 (je crois).
Ce matin , les forces de l'ordre sont venues les déloger. Devant l'entrée du rectorat, une dizaine de policiers avec de gros boucliers, sous le manguier derrière les profs. Quelques voitures klaxonnent au passage pour leur apporter leur soutien. J'aurais du prendre une photo.
Sur Dailymotion plusieurs vidéo:s  !
 
Sinon des nouvelles des relations franco-brésiliennes:
 
  • 24/05: Opération Harpie: Le mari de la victime à Brasília
    • Le mari de la victime lors de l'opération des gendarmes sur la Mana (voir ci-dessous) est invité à témoigner cette semaine devant la Commission des Relations extérieures et de la Défense de la chambre fédérale des députés, à Brasília. L'affaire continue à prendre de l'ampleur. (O Liberal)
    • Pour comprendre l'émoi au Brésil, outre le choc de cette photo pour le moins frappante, il faut rappeler que la perception des opérations anti-orpaillage clandestin en Guyane a commencé à se crisper avec la destruction des pirogues chargées du ravitaillement des sites en aval d'Oiapoque, il y a quelques mois. La mort d'un ressortissant originaire du Maranhão au centre de rétention adminsitrative de Rochambeau l'année dernière avait également fait du bruit. De nombreux articles dénoncent par ailleurs le tourisme sexuel à Oiapoque, contribuant encore à écorner l'image des Franco-Guyanais de l'autre côté de la frontière.
  • 22/05: Opération Harpie: Le mari de la noyée témoigne devant l'assemblée de l'Amapá

    • Alors que le France-Guyane d'aujourd'hui se fait l'écho des inquiétudes brésiliennes quant au traitement des ressortissants du pays par les autorités policières françaises, le mari de la noyée de la Mana (dont le corps traîné par la pirogue des gendarmes faisait la une du Diario do Amapá le 10 mai dernier -voir ci-dessous), témoignait hier devant l'assemblée législative locale de l'Amapá. 
    • Lui-même orpailleur, il a dénoncé la brutalité de l'abordage de leur pirogue, chargée de 42 personnes, le 19 avril dernier, alors qu'il rentrait d'un site d'orpaillage sur la Mana. Il raconte que son épouse, dans la nervosité ambiante est tombée à l'eau, réitère l'accusation selon laquelle les gendarmes leur ont interdit de plonger à son secours, et ajoute même qu'ils lui seraient passés par-dessus avec leur embarcation. Il dit que sa tête portait de profondes coupures visibles sur les photos du corps "qui n'a été récupéré que huit jours plus tard". Certains témoins ont indiqué avoir vu du sang dans l'eau le jour de la noyade. 
    • Ce qui révolte le plus le mari, c'est que son épouse a été enterrée le 5 mai en Guyane sans l'autorisation de la famille (elle laisse une fille de 16 ans), sans qu'ils aient pu participer à la sépulture. Il reproche au consul du Brésil en Guyane de ne pas avoir assez insisté pour obtenir l'exhumation et une autopsie. Jorge Amanajas, président de l'assemblée d'Amapá, demande au gouvernement fédéral de se positionner et déplore que "le traitement des Brésiliens en Guyane ne correspondent pas à la cordialité avec laquelle les Français sont reçus au Brésil". Un intervenant, conseiller municipal, a indiqué espérer que l'élection de Fabienne Mathurin Brouard à Saint Georges améliore les choses. On estime là-bas la présence brésilienne en Guyane à 49.000 personnes, légaux et clandestins mêlés. (Diario do Amapá)

    Enfin le clip de la chanson qui passe le matin sur RFO, N'y pense même pas! C'est bien, ça dit de bonnes choses.

     

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