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日志


2月26日

WE branlo

En vitesse, les photos du dernier we. Tranquille: apéro et baignade sous les cascades de Fourgassié.
Plus de texte plus tard.
2月21日

Fin du carnaval

Ca y est le carnaval est terminé. Enfin ! Enfin car il avait quand même commencé le premier dimanche de janvier !

Alors pour récapituler les moments forts de la semaine passée. Samedi nous sommes parti vers la Comté pour faire le sentier du Molokoï. Même s’il était prévu depuis le dimanche précédent de faire cette balade l’organisation s’est avérée quelque peu chaotique. Initialement on était 5 : Jeff, Antoine, Max et moi, plus un ami de Jeff et Antoine basé à Kourou. Vendredi soir on apprend qu’ils sont finalement 7 à venir de Kourou, dont 2 en stop. Donc rdv devant Polina à neuf heures. En fait ils sont arrivés à 08h30 devant Polina et nous à 10h. Donc ils sont partis sans nous. On retrouve les deux auto-stoppeurs au bord de la Comté et le reste de l’équipée sauvage à l’auberge des orpailleurs point de départ de la rando. J’ai oublié de préciser que cette rando fait 19 km et s’étend sur deux jours. On rejoint l’auberge des orpailleurs au village de Cacao, un des villages Hmong de Guyane. La nuit se passe dans un carbet entretenu par l’auberge et il faut donc payer 5€/personne. Donc, on part au final à 11h15 (au lieu des 09h initialement prévu). Nous bien charger, avec un sac de 30 kg (bouteilles de rhum, de canne à sucre, de vin obligent), un sac de 20 kk (les hamacs sont lourds) et petit sac à dos avec de l’eau et le pic nic du midi (les autres étaient moins bien chargés que nous). Première montée, au bout première hésitation. Bon on prend le bon chemin, ouf ! J’ai été un peu déçu par cette forêt dite primaire. Peu d’arbres énormes. Par rapport à celle que j’avais fait à Phuket, elle est même ridicule. Enfin bref. Pic nic et c’est reparti. Le groupe s’étale et se sépare en 3 petits groupes. Peu après la première moitié de la première partie du sentier, deux chemins s’offrent à nous : à gauche un chemin barré par un gros arbre et le chemin disparaît dans la broussaille, à droite un chemin bien tracé bien net. Dans les deux cas, aucun balisage. Bon, ben… on va à droite. Et tout le monde a tenu le même raisonnement. Nous sommes retombés sur la route à 5 km de notre point de départ. Trop tard et trop blasés pour repartir (sauf deux qui ont eu le courage). Donc nuit au carbet de l’auberge. Bah ! Au final on aura passé une bonne soirée et j’aurais même entendu les singes hurleurs au petit matin ! Le lendemain on est quand même aller à Cacao voir le marché Hmong. Un bel attrape-touriste ! L’après midi retour à Cayenne pour la grande Parade et là on retrouve les deux warriors qui ont finit le sentier et sont revenus en stop.

La parade de Cayenne est bien moins organisée que celle de Kourou mais je trouve que ça a un côté plus convivial. On a encore pu admiré le sens du rythme des brésilien(e)s et des créoles sur un « et tic et tac » très évocateur (dommage pour vous que je ne puisse mettre des vidéos sur ce blog). Le soir migration au Domino. Initialement je devais enchaîner avec le Grand Blanc pour assister au Face à Face entre les BlueStars et les Mécenes, les deux groupes phare du carnaval. Mais j’étais trop crevé et à 00h je dormais.

Lundi, jour de congé. En fin d’après midi on était chez Aline pour fêter ses 25 ans. Après quelques brasses dans la piscine et quelques parts de gateaux au chocolat (le mien était trop bon soit dit en passant, en tout honneur, tout honnêteté), nous sommes parti encore au Domino. Par contre à 00h je ne dormais pas, j’étais sur la route du Number One, une boite du centre de Cayenne. Et ben c’est la première fois que je vais en boite en pantacourt, tong et que je danse pieds nus sur la piste ! En retournant à la voiture de Caro qui m’avait amené, on constate que la portière avant gauche de sa twingo tunée a été forcée. Mais ils n’ont pas réussi à l’ouvrir. Alors ils ont pété la vitre. Tout ça pour volé 5€ dans et une montre. Et en laissant la carte bleue, l’autoradio et le téléphone portable… Forcer une portière pour 5€… Ils sont une peu con, non ? Rentré à 2h sauf que mardi je bosse moi (ici, pour beaucoup les 3 jours gras sont chômés).

Par conséquent, mardi matin, une heure et demi de retard au bureau… Bah… on était trois pelés. En fin d’après midi, on est allé voir le défilé des diables rouges. Le mardi gras, les gens défilent en rouge et noir. Une tradition qui viendrait des Antilles. Le lundi c’est le mariage burlesque : les hommes sont habillés en mariées et les femmes en mariés. Mais ça je l’ai raté.

Enfin, le mercredi ce sont les funérailles de Papa Vaval, le caramantran d’ici. Donc on doit s’habiller en noir et blanc. Et le soir, on brûle la dépouille du Roi Vaval sur la place des Palmistes. Un peu déçu. L’ambiance a été pas mal pendant 5 minutes, puis après … bon… ben… on brûle Vaval et voilà. Torché en  5 minutes. Quelques femmes ont crié leur détresse mais ça restait assez marginal. Et voilà, c’est fini le carnaval ! Mais qu’allons nous faire maintenant le dimanche soir ???

Sinon, Elo, le planning de tes vacances est réglé, plus qu’à croiser les doigts pour qu’ils ne pleuvent pas trop.

Gaëlle, bon anniversaire !!!!!

Krishna, j’ai essayé de voir ton blog et de t’envoyer des mails, mais ni l’un ne l’autre ne fonctionne. Que dois je faire ???

 

A la semaine prochaine !

2月13日

Morpho

Hola todo el mundo !

Un jour de retard sur les photos car la fatigue commence à se faire sentir et que j’ai du boulot en retard.

Une nouvelle semaine bien remplie entre Antoine qui fuit un de ses colocataires légèrement psychopathe et se réfugie chez moi le soir, des soirées bd-films et des plus ou moins bonnes bouffes, je suis cassé.

Plus ou moins bonne bouffe car vendredi soir on a testé une pizzeria à Cayenne ouverte après 22h30 : sur quatre personnes, trois ont été malades dans la nuit. Mais le samedi soir… poulet aux petits oignons avec pomme de terre frites fait par Jean François, avec deux petits Cahors pas trop mauvais (un Cahors, c’est toujours bon mais ici les vins souffrent du voyage et de la chaleur et ne sont jamais aussi bon que ceux qu’on peut trouver en métropole).

Dans les albums photos vous trouverez une ballade en canoë sur la crique Gabrielle et les lacs Pali ainsi que la grande parade du Littoral à Kourou.

Alors la crique Gabrielle, dès que vous venez, je vous y amène. La crique en tant que telle est sympa mais sans plus (on y entend quand même le payou-payou, gentil petit oiseau qui sonne l’alerte dès qu’un intrus entre sur son territoire, faisant fuir par la même occasion tout les animaux). J’y suis allé avec Jeff et Antoine, sur un canoë trois places. On est remonté en pirogue au niveau des marais. Après on pagaie. On rentre dans la forêt inondée où l’on a pu observer un bel oiseau bleu mais qui n’a pas posé pour la photo. Puis on arrive sur le premier lac Pali. Et là une belle buse à tête blanche s’est mise à nous tourner autour, en poussant des cris. J’ai pris une photo quand elle s’est posée mais mon zoom n’est pas assez puissant. Puis on repart et on atteint le second lac Pali. Imaginez un immense marécage parsemé de palmier, des oiseaux colorés et DEUX buses à têtes blanche qui vous surveillent, petits touristes sur leur territoire de chasse. En plus on était sous une pluie fine, ce qui rajoutait à l’ambiance du lieu un petit quelque chose en plus. Puis retour sur nos pas pour rejoindre la crique est faire les 12 km qui nous séparent de la base nautique. Et là ce qui est bien, c’est que la marée se fait sentir et vu qu’elle était descendante on a eu très peu à pagayer. Ce qui nous laisse tout le temps à flâner ou faire du bruit pour entendre les payou-payou donnaient l’alarme (cri qui se répecurte de payou-payou à payou-payou, comme un écho au milieu de la forêt). Puis arriver en fin d’après midi à la base. Fatigué (oui, quand même) mais heureux.

Le dimanche, on a mit le cap sur Kourou pour voir la grande parade du littoral. Très belle parade, mais alors, que de monde !!! On y voyait des groupes représentant presque toutes les ethnies de Guyane : Guyanais bien sur, Haïtiens, Européens, Brésilien(ne)s, Chinois mais aussi Antillais, Africains, Sénégalais… Manquait les Laotiens et les Amérindiens. Je vous laisse voir les photos pour admirer la beauté de certains costumes, dont notamment l’un d’une brésilienne qui pesait 22kg !!!

Puis retour le soir à Cayenne avec arrêt Domino.

Lundi, dur de se lever mais je suis récompenser car mon patron qui rentre de métropole m’a ramené le Midi Libre de dimanche (bon c’est celui de Montpellier…). Vous avez vu, José Bové va retourner à la maison d’arrête de Villeneuve ! Il va faire sa campagne de chez nous. Wouaaaaw. Sinon c’est pas ça le plus important. Lors d’une discussion, je faisais part à mon boss du bon goût du Pélardon de chez nous. Ben du coup il m’en a ramené deux petits ! Donc là je vais vous laisser car ils m’attendent ainsi que mon gratin de papaye qui dore au four.

Bonne soirée  

PS : pourquoi Morpho comme titre d’ailleurs ? Car sur la crique Gabrielle on a vu plein de morpho, un gros papillon aux ailes bleues électriques, qui vire-voltaient au dessus de nos têtes.

2月5日

Ventilateur…

Non, non je n’ai pas acheté de ventilateur. C’est le titre d’une chanson du carnaval qu’interprète Quéquette, grand chanteur à texte guyanais.

Bon, une nouvelle semaine, avec son lot de surprises et de découvertes. Bonne surprise d’abord concernant la Super 5 avec l’achat d’un nouveau démarreur pour Titine et pas de frais de main d’œuvre vu que c’est moi (avec l’aide non négligeable des techniciens du bureau) qui l’ai remonté.

Une autre bonne surprise : l’arrivée en mars de Mlle Elodie qui vient passer ses vacances chez moi. Je te concocte un jolie planing bien chargé pour pas que tu sois déçue du séjour !

Mercredi pour tester la voiture on est parti avec Antoine et Caroline (ex-ifremer, nouvelle VCAT) faire le sentier de la Mirande vers Matoury, seule forêt primaire de l’île de Cayenne. On a bien vu des jolis petits singes mais rien de plus. Arrêt au PROGT (Palais Régional Omnisport Georges T-qqch) pour aller voir des matoutous de prêt. C’est mignon en fait. On aurait presque envie de leur faire des bisous !

Puis jeudi soir, on commence à se préparer pour notre soirée du samedi. En effet on a décidé d’aller faire une soirée Touloulous. Donc pour ceux qui ne connaissent pas, les Touloulous ce sont des femmes joliment déguisées de la tête au pied, où on ne doit voir aucun morceau de peau. Elles choisissent un homme, l’invitent  danser une danse carnavalesque (mazurca, begin, piquet) et peuvent demander à boire et, d’après les rumeurs, plus si affinité. Et bien sur, il ne faut rien refuser à une touloulou !Donc, jeudi soir disais-je donc, on est allé prendre un cours de danse carnavalesque avec Jeff, Antoine, Caro et Aline (ma coloc de bureau). Autant le begin, ça va, mais la mazurca c’est trop dur. Il faut avoir un putain de déhancher !!! Enfin, passé le cours, on va voir le cours de salsa au Jungle. Là on tombe sur des amis de Caro qui nous donnent envie d’aller manger des sushi chez le japonais d’à côté. Passé les sushis, retour au jungle, puis migration à la Bodega et enfin au number One.

Au final 3h de sommeil et zou au bureau pour la dernière journée de travail de la semaine. La réunion de labo a été dure. Heureusement la galette des rois m’a donné la force nécessaire pour rentrer chez moi et faire la sieste.

Samedi soir, soirée crêpes chez moi (et, oui c’était la chandeleur). Bibi, tu me manques et je ne sais pas faire les crêpes aussi bien que toi… rejoins moi en Guyane… pour me faire des crêpes… J Puis migration tant attendu vers minuit chez Polina. Alors, il y a deux grandes boites qui font les soirées touloulous les samedis soirs du carnaval : Nana et Polina sur Cayenne. On a fait un crochet chez Nana qui est d’après ce qu’on dit la plus authentique. Je vous laisse voir les photos de Touloulous pour savoir à quoi ressemblent les costumes.

Arrivé chez Polina, des voitures partout sur le bord de la route, les ronds points, les parkings… Des touloulous partout aussi. On rentre dans la salle. L’orchestre au fond de la pièce joue de la mazurca. Un gradin à l’opposé permet au gens qui ne veulent pas danser d’assister au « spectacle ». Sur les côtés, sur une épaisseur de 3-4 mètres, des gars qui attendent de se faire inviter. Et au milieu (et sur certain côté et un peu dans le fond et un peu partout aussi) des couples dansent la mazurca piquet. Alors, déjà à la base, la danse carnavalesque est une danse collé-sérrée : la fille les bras autour du cou du mec, le mec enserre la fille par la taille, une jambe dans l’entre-jambe de la compagne et réciproquement. Après tout est dans le déhanchement et dans le rythme. Maintenant si on rajoute le piquet, il faut alors donner des coups de rein d’avant en arrière ! Donc quand tu rentres dans la salle tu vois des couples en train de copuler debout. Après faut rajouter la musique avec des titres comme « Je pique » :  « Je pique… Tu piques… Il pique… Nous piquons… » ou Ventilateur « Ventilateur… Ventilateur… Ventilateur… ». Bon là je suis mesquin, y en a des mieux mais celles là m’ont marqué. Il y avait même une reprise de Mexico qui s’appelé Carnaval à Polina. Continuons la description du lieu. Derrière l’orchestre un bar fermé. Sur le côté droit, à l’extérieur des buvettes et des chaises dans une grande cour. Derrière moi, au bar, Bernard Lama… pour ceux qui connaissent…(Non, Seb, le chanteur c’est Serge Lama, celui qui mange à la cantine de Paul Bert).

Après les costumes sont très très beaux. Avec un petit côté vénitiens dans les masques parfois. Par contre elles doivent mourir de chaud là-dessous. D’autant plus qu’à l’intérieur c’est un four. Et donc vous vous demandez si j’ai dansé le piquet ?

Et ben oui !!! J’ai été invité trois fois. Et c’est super stressant de danser comme ça sans savoir si tu connais ta partenaire ou pas. Au final les deux premières je les connaissais. La dernière en revanche, j’ignore absolument qui s’était.

Vers 05h, certains du groupe s’endorment donc on rentre, sous la pluie. Et on trouve une touloulou dans sa voiture qui a roulé trop vite, a fait une tête à queue et boum dans le fossé. Bon elle avait rien au final mais ça voiture était bien dans le trou et pleine de boue. Et là tu réfléchis. On ne serait pas allé dire au-revoir à quelqu’un, on serait partit 3-4 minutes plus tôt. Et on aurait pu se prendre la voiture en pleine face…

Dimanche matin dodo.

Dimanche après midi, ballade sur le Rorota. Et apparemment pas de Domino ce soir… Ooooh. Donc pour noyer mon chagrin je me suis fait un jus mangue-citron au blinder que je déguste en vous écrivant. Un régal…