Antony 的个人资料Anto照片日志列表更多 工具 帮助

日志


12月19日

Communiqué du WWF Guyane

Illegal, polluting & dangerous : the gold rush in French Guiana
« Illégale, polluante & dangereuse : la ruée vers l’'or en Guyane française »
: c’est ainsi qu’'est intitulé l’'article mis en ligne depuis hier sur le site Internet du prestigieux quotidien anglais « The Guardian »(1). En parallèle, un sujet a été diffusé hier soir à heure de grande écoute sur la chaîne TV « Channel 4 » avec un titre non moins percutant : « Gold disaster for French Guiana »(2) (« un désastre lié à l’or en Guyane française »).
Ces sujets sont l’'oeuvre d’un journaliste anglais venu en Guyane en octobre, et qui s'’est invité au coeœur du phénomène de l’'orpaillage illégal en Guyane : parti de Oyapoque (Amapà), il a suivi
pendant quelques jours des garimpeiros dans leur périple clandestin en Guyane, à la recherche du précieux minerai.
Rien de bien nouveau pour les habitants de la région : le phénomène, donnant lieu à de régulières batailles de chiffres, reste incontrôlé en Guyane, et sur le plateau des Guyanes : la pollution des fleuves par les boues et le mercure rejetés par l’'activité d’orpaillage illégale continue d'’impacter les aires protégées (comme le Parc Amazonien et la Réserve Naturelle des Nouragues en Guyane, le Parc du Brownsberg au Suriname) et les zones de vie des populations de l’intérieur. Celles-ci se trouvent toujours confrontées aux dramatiques impacts sociaux et à l’insécurité qui accompagnent cette activité clandestine.
La nouveauté vient probablement du fait que des médias de langue anglaise relaient maintenant
fortement le phénomène, signe d’une préoccupation qui dépasse les frontières françaises.

Pour le WWF, l’'orpaillage illégal demeure la principale menace sur la biodiversité à l’'échelle du
Plateau des Guyanes, et la lutte contre ce phénomène nécessiterait une réelle politique de
coopération transfrontalière, notamment pour le démantèlement des filières d’approvisionnement
des sites clandestins.

« Ce problème dépasse le simple cadre des actions de police qui, même renforcées, révèlent
aujourd’hui leurs limites. Restreintes à nos frontières, elles n’'ont pas vocation à appréhender les
causes sociales et économiques du phénomène. » constate Bertrand Goguillon du WWF-Guyane.

A 6 mois de la Présidence française de l’Union Européenne (juillet 2008), cette médiatisation
internationale ne pourra qu’'alerter l'’ensemble des Pays européens sur les récurrentes difficultés
causées par l’'orpaillage illégal au sein de la forêt guyanaise, seule forêt tropicale sous gouvernance d’'un Etat membre de l’Union Européenne.

WWF France
Bureau Guyane
N°5 Lotissement Katoury
97300 Cayenne
Tél.: 05 94 31 38 28
Fax: 05 94 31 38 28
guyane@wwf.fr

12月12日

Un peu de pub

Voici le lien d'une boite qui opère en Guyane et que j'ai découvert lors de la Fête de la Science: http://rtsiage.digit-int.com/index.php
 
Pour ceux qui sont déjà venu chez moi, retrouvez ma maison et je vous paye une bouteille de rhum en carton!
12月11日

Comite Central

Allez, une petite pause musicale.
 
Je vous laisse découvrir Comite Central, un collectif individuel qui n'a rien à voir avec la Guyane et qui fait des remix.
 
Je vous mets en lien Mademoiselle et Big Matrice. C'est un peu spécial, je vous l'accorde mais moi j'aime bien.
12月3日

A l'assaut de l'Ilet la Mère

Ce week end, avec Damien, la mère Bernard et Cécile, nous sommes partis affronter les flots de l'Atlantique en canoë afin de rejoindre l'ilet la Mère depuis l'anse de Rémire. L'ilet la Mère appartient aux iles de Rémire. C'est un petit archipel de 4 îles au large de la commune de Rémire Montjoly:
  • la Mère,
  • le Père,
  • le Malingre,
  • les Mamelles.

On y rajoute en général l'île de l'Enfant perdu, qui est un peu plus en amont. La seule île à avoir été habitée est l'île de la Mère qui avait été défrichée pour l'installation des jésuites puis d'un bagne jusqu'en 1875 (la fièvre jaune entraîna son abandon). En 1920, un ex-bagnard et sa femme établirent une exploitation agricole. Et dans les années 90, l'Institut Pasteur (l'actuel gestionnaire des Iles, qui appartiennent au conservatoire du Littoral) y installa un elevage de saïmari, afin de faire des études sur un vaccin anti-paludique.

La légende dit que l'Ilot Le Père et L'Ilot la Mère se promenaient un jour avec leurs deux filles et leur fils au large de Guyane quand ils furent surpris par un raz-de-marée qui les poussa sur les côtes et les fit échouer sur les fonds de vase de l'Embouchure du Mahury. Ils réussirent à arrêter sur les mêmes bancs leurs deux filles, mais le plus jeune enfant disparut. Leur serviteur, le Malingre, envoyé à leur recherche, n'arriva pas à le rejoindre et s'arrêta à bout de force. Ce n'est que longtemps après que l'enfant entraîné par le courant toucha le fond au large de Cayenne et y resta fixé, gardant le nom d'Enfant perdu en souvenir de son aventure.

Donc nous sommes partis samedi matin en canoë, franchissant les 7 km qui nous séparaient de l'ilet en 2h30. Il reste des traces du bagne mais cela se résume en un quai, une sorte de petite redoute, des puits et des blocs de pierre. Bien loin de ce qu'on peut voir aux îles du Salut. Pourtant d'après les gravures, l'église semblait assez imposante! Les singes de l'institut Pasteur sont toujours sur l'Ile et sont assez peu farouche (surtout quand on mange). Contrairement à ce qu'on m'avait dit, j'ai trouvé qu'ils étaient pas si affamé que ça. Ils viennent uniquement chaparder de la nourriture si on leur en donne. J'ai vu des singes bien plus pénibles en Thaïlande. en tout cas leur mimiques et leur postures sont assez surprenantes à voir! L'île pullule aussi d'agoutis et d'oiseaux.

Sur la plage, des dauphins sont venus faire quelques ronds en fin d'après midi et lors du départ, Caro et Damien ont vu une tortue verte. Manquait que les lamantins!

Il existe divers sentiers sur l'Ile, dont un qui en fait le tour. L'occasion de voir les Mamelles mais aussi le grand Connétable au loin, ainsi que deux magnifiques arbres soudés à leur base par les contreforts. Mon appareil photo ayant fait une crise existentielle, je n'ai pas de photo mais j'y retournerais avec un appareil moins capricieux, car c'est vraiment une ballade qui vaut le coup et qui change des week end en forêt!

On a dormi sur place puis on est repartit dimanche en fin de matinée. Le retour fut plus rapide, poussé par les vagues vers l'anse de Rémire. Vraiment, une bien chouette ballade, à refaire, avec notamment plus de crème solaire sur les cuisses pour éviter les coups de soleil (même s'il y avait des nuages)!